LE MYSTÈRE HENRI PICK

Isabel Aragón García

À Crozon, au cœur de la Bretagne, se trouve une bibliothèque qui recueille des manuscrits d’auteurs inconnus refusés par les maisons d’édition.

Une jeune éditrice, Delphine Despero, originaire de la région, y découvre un manuscrit qui lui semble un chef- d’œuvre, « Les dernières heures d’une histoire d’amour ». Mais qui l’a écrit?  Apparemment l’auteur était un certain Henri Pick, pizzaïolo du coin, qui était décédé deux ans plus tôt. Fascinée par ce manuscrit, elle le fait publier et quelques mois plus tard le roman aura un vif succès.

Justement ce succès médiatique dépasse toutes les attentes, tout le monde veut aller à Crozon et la veuve d’Henri Pick est reçue dans un programme littéraire télévisé.

Dans le plateau, au cours de l’entretien, la veuve assure que Pick n’avait jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses, ni possédait de machine à écrire.À ce moment-là, le journaliste littéraire et présentateur, Jean Michel Rouche, qui dirige l’interview, pose une question dans l’air : et si ce roman d’Henri Pick était une farce ?

Le journaliste met en doute la véracité de son auteur, ce qui provoque la perte de son travail et de sa femme, et décide de mener une enquête obsessive pour découvrir la vérité sur ce roman avec l’aide de la fille de Pick, Joséphine. Ce duo de détectives a des tempéraments opposés et passent leur temps à se contredire.

Comédie dramatique à la française, où nous avons l’opportunité de sourire avec de  petits détails d’humour et des pointes d’ironie, de profiter des instants de comédie amoureuse ou d’être impliqués dans l’enquête que Remis Bezançon, le réalisateur, nous offre.

La mise en scène, l’ambiance et les décos sont les typiques de la vie rurale en Bretagne, une vie de province et des paysages un peu sauvages avec beaucoup de lumière.

Par rapport aux mécanismes du suspense, ils sont un peu complexes.

D’une part l’argument. Il est construit autour d’une enquête – le manuscrit-. Objet mystérieux qui est un prétexte pour soutenir l’intérêt du spectateur tout en déroulant l’intrigue et les personnages.

Cette technique ou ce prétexte qui date des origines du cinéma s’appelle ‘MacGuffin’ et est associée à Alfred Hitchcock, qui l’a redéfinie et popularisée dans plusieurs de ses films avec grand succès. En fait, dans le film il y a un extrait du film ‘39 marches ‘.

D’autre part le paradoxe au-dessous de l’histoire : nous avons tous besoin de chercher la vérité dans notre vie mais, aussi très souvent, les illusions la soutiennent

À mon avis, il s’agit d’une histoire touchante où il y a du suspense et de la drôlerie mélangés et à laquelle, grâce aux techniques comme le MacGuffin, nous sommes accrochés jusqu’au bout.

Un film qui, sans grandes prétentions, offre une satire aiguisée mais affectueuse du milieu littéraire, et masque au fond une morale : comment un livre peut bouleverser votre vie.

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